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On ne l'arrête plus

« On a toujours rêvé d’être les meilleurs en même temps » : Amiez-Rassat, le temps des copains

 

L’Allemand Linus Strasser a remporté dimanche le slalom de Kitzbühel. Côté français, au lendemain des triomphes de Cyprien Sarrazin en descente, Steven Amiez (6e) et Paco Rassat (12e) s’invitent aux avant-postes. Les deux copains représentants d’une génération en pleine ascension.

Il n’a pas pu retenir ses larmes. « J’ai tout donné, c’est beaucoup d’émotions quand ça retombe », lâche Steven Amiez (25 ans), particulièrement ému de sa 6e place à Kitzbühel , son premier top 10. Un nouveau résultat très positif pour le skieur de Courchevel, dans la continuité de ses deux onzièmes places à Adelboden puis Wengen , mais ce dimanche, il y avait quelque chose en plus.

« J’ai pensé à tout ce que j’ai surmonté, à ces dernières années plus difficiles sur les skis. Il y a aussi l’excitation de Kitzbühel, être là devant je ne sais combien de personnes (environ 20 000). Et puis de faire ça avec Paco (Rassat, 12e). On a toujours rêvé d’être les meilleurs en même temps, ça fait du bien de franchir ce pas tous les deux ! »

Quelques minutes plus tôt, le discours du copain qui avait pris ses premiers points (22e) à Wengen au lendemain d’une blessure au dos est similaire : « Kitzbühel ? C’est mythique […] Cela faisait longtemps que je galérais sur le circuit […] Il y a une super émulation entre nous. » Quoi de mieux que de performer dans un monument du ski entre potes ?

‘’Tic et Tac’’ toujours dans les mêmes temps

En fait, l’un va rarement sans l’autre. « On nous a toujours appelés ‘’Tic et Tac’’, confie Rassat (25 ans), licencié aux Aillons. On était au lycée ensemble à Moutiers, avant que Steven n’aille à Albertville. Puis on a fait le Comité, groupe C, groupe B, groupe A… Tous les échelons ensemble. Il y a deux ans à Garmisch-Partenkirchen on prend tous les deux les 30 le même week-end aussi… »

Indissociables, jusqu’à avoir le même technicien et être promus la même année dans le groupe Coupe du monde. Aux côtés de Léo Anguenot (25 ans, abandon en première manche) et Hugo Desgrippes (23 ans, qui a enfourché en deuxième manche), autre binôme amical constitué notamment autour du ski nautique.

« Je me sens bien, à ma place en Coupe du monde, assure Steven Amiez. On a un super groupe, presque tous le même âge, un super staff et ça commence à payer. » En slalom, tout ce beau monde est désormais entré dans les points et tend à se rapprocher des meilleurs, quand Anguenot brille encore plus sur le géant (quatre qualifications dont un top 20 cette saison), sa spécialité.

« On voit les résultats des gars de la vitesse, c’est super motivant de croiser à l’hôtel Cyprien Sarrazin avec ses trophées , on va essayer de faire pareil à l’avenir », promet Amiez. Et pourquoi pas dès Schladming, où le fils de ‘’Bastoune’’ et Béatrice Filliol, mais aussi son binôme et l’intégralité du quatuor sont attendus, toujours derrière le leader Clément Noël ? « J’ai encore du gaz », assure Steven Amiez. Et, forcément, le discours du copain est encore similaire.

 

Article SKI CHRONO


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